01.11.2009

Hier, aujourd'hui, demain...

Hier, aujourd'hui, demain... Le futur s'écrit au conditionnel, et mon passé simple n'était qu'un imparfait. Je ne dis pas que mon présent est indicatif ou impératif, mais je sais qu'il est en pleine réalisation. J'ai décidé de décomposer mon passé, car il était loin d'être plus que parfait... Bien au contraire. C'est un passé dont je cherche à me délester. Il y a des gens à qui il ne faut pas hésiter à dire au revoir, peu importent les conséquences dans un futur proche. Alors, tranquillement, je m'éloigne de ce passé simple, composé, antérieur. Je n'oublie rien, ni ce que j'ai vécu à la première personne du singulier ni à la première personne du pluriel, et garde tout cela comme un souvenir. Les souvenirs ne sont pas faits pour être revécus. Vivre le futur devient un impératif dès à présent. C'est aujourd'hui que je dois mettre en place ce que je veux devenir demain, n'est-ce pas? Je suis un nostalgique romantique, j'aimerais pourtant souvent revenir sur les terres de mon passé, des terres connues et familières. Le passé est familier, n'est-ce pas?

Hier, aujourd'hui, demain... Le futur n'est pour l'instant qu'indicatif. Rien ne dit si oui ou non, ma conjugaison du temps sera en concordance avec mes désirs. Toute expérience est bonne à prendre, paraît-il. Je n'ai pas vraiment de regrets, je me suis construit sur mes erreurs grammaticales. J'ai dit que j'ai aimé, en oubliant la négation. Parfois, je disais que j'allais bien, alors que mes conjonctions de coordination ne se coordonnaient plus. "Le temps d'apprendre à vivre, il est déjà trop tard" a écrit Aragon. Avait-il raison? L'apprentissage est un roman qui s'écrit de jour en jour, avec ses ratures, ses pages déchirées... La peur est chez moi récurrente. Elle me fait avancer, tout autant qu'elle me paraît insurmontable. Paradoxe de ma linguistique cognitive.

Hier, aujourd'hui, demain... Mes propositions de vie sont relatives, subordonnées à quelques idées principales. Je commence à affiner mes idéaux de vie. Je crois que dans mon futur antérieur, j'avais oublié de prendre en compte quelques données. Demain ne doit pas être un autre hier. Je veux croire que j'ai appris de mes erreurs de syntaxe, de mes faux-sens. Je ne veux pas refaire les mêmes faute d'orthographe avec un autre pluriel oublié. Bien sûr, je sais que je me tromperai à nouveau, n'est-ce pas? Mais aujourd'hui, plus qu'hier, je vois le vertige de l'avenir comme un abîme de possibilités... A moi de faire les bons choix dans les conjugaisons de mon temps...

10.09.2009

D'un nouveau lieu

C'est un jour de réunion. Comme presque toutes les journées de cette semaine de pré-rentrée. Je ferme à clé la porte de mon appartement, descends l'escalier et me retrouve dehors. Dans ma main gauche, mon cartable. Dans mes oreilles, de la musique. Je crois qu'il s'agit de Zazie. Il fait beau. L'une de ces journées de septembre où le soleil nous fait l'honneur de nous réchauffer la peau et le coeur. Je marche. Sur ma droite, à deux pas de chez moi, je jette un coup d'oeil furtif à Notre Dame du Port. Je ne peux m'empêcher, comme à chaque fois que je passe devant, de me dire qu'elle est belle, cette basilique. Le long du boulevard Trudaine, je marche à l'ombre des arbres, et quelques rayons de soleil glissent toutefois jusqu'à moi. Zen et larsen sont dans mes oreilles. Zen, je le suis aussi. J'avance encore et longe maintenant le beau jardin Lecoq. Dans le parc, des étudiants déjeunent, des parents et leurs enfants profitent du beau temps, des gens marchent, retournant sans doute au travail. D'autres ont la chance de pouvoir flâner ou d'être allongés dans l'herbe, savourant encore un instant ce sursis d'été. Je tiens toujours mon cartable dans ma main et continue mon chemin, en direction de la bibliothèque. Soudain, à travers les arbres, je devine quelques lettres majuscules, des grosses lettres accrochées au bâtiment. On devine un A, puis un U et un T. Je devine aussi un E et S. Plus j'avance, plus les lettres s'offrent à moi pour former le mot lettres. A sa gauche, fièrement dressé lui aussi, le mot faculté. J'avance, traverse la rue. Je descends les quelques marches qui me permettent de rejoindre le porche du bâtiment. Et là, je réalise, une fois encore, un peu plus que le veille et peut-être moins que le lendemain, que cet endroit est mon nouveau lieu de travail. Et pour la première fois, je viens au travail avec le sourire, avec un plaisir non dissimulé. Dans mes oreilles, comme un hasard de l'aléatoire de mon baladeur, Zazie me glisse dans les oreilles les paroles d'une chanson sur une rue, la rue de la paix...

01.09.2009

D'un improbable retour!

J'ai commencé à écrire en 2003. J'avais écrit un poème qui s'appelait "Désastre des Astres". Déjà, à l'époque, j'écrivais des choses drôles, c'est bien évident! Quelques mois plus tard, j'écrivais un autre poème sur la rupture, mais de façon humoristique... La dernière strophe disait ceci :

A la ligne, ouvrons les guillemets :
On commence une nouvelle page,
Un peu brouillon, pas toujours sage,
Trop de ratures – je la déchirerai…

C'est aussi ce que j'ai fait avec mes différents blogs. Aujourd'hui, je commence une nouvelle vie, ou quelque chose qui y ressemble. Nouveau décor pour un nouveau travail. La page stéphanoise est tournée, et je n'en garde que le meilleur, c'est à dire quelques rencontres et quelques amis.

Vous connaissez sans doute mon mauvais bon goût pour la culture, pour les gens pas fins et illettrés, les analphabétisés de la grande chanson francophone, donc j'ai décidé, après l'auto-citation, de fêter le renouveau de mon blog par une citation extraite d'une magnifique chanson :

"On ne change pas,
Une veste ne cache qu'un peu de ce qu'on voit"

Je crois que ces quelques mots de pure poésie résument bien ce que je ressens sur ce blog : je reviens, pas tout à fait le même, pas tout à fait un autre... Lorsque les paroles d'une chanson deviennent universelles, on est face à de l'Art, du vrai! Céline la québécoise (car c'est elle qui braille cela!), c'est du lard de l'art !! Cette phrase restera dans les anales annales de la chanson...

J'aime le cynisme et l'ironie. C'est quelque chose que je n'ai jamais partagé ici... Exit les textes à se jeter par la fenêtre (il faut que je fasse attention, j'ai à nouveau des fenêtres chez moi, finis les velux à la Princesse Sarah!). Le ton est donné, je déclare ouverte la nouvelle version des cahiers d'Andesmas. Don't get me wrong, je crois que je suis de retour!

 

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